La plupart des pays de l’Union européenne appliquent un salaire minimum national. Il s’agit de la rémunération la plus basse qu’un employeur peut verser à un employé embauché dans le cadre d’un contrat de travail. La France dont le salaire minimum est appelé SMIC figure parmi les États où ce système est en vigueur.
1. Qu’est-ce que le SMIC?
Le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) constitue le salaire minimum national en France. Il s’agit du taux de rémunération le plus bas possible, fixé par les dispositions du droit, auquel les personnes travaillant dans ce pays ont droit. Il vise à garantir un revenu minimum aux travailleurs. Les règles du SMIC s’appliquent en France métropolitaine et dans les collectivités d’outre-mer.
2. Le montant du SMIC en 2025
En 2025, les montants suivants s’appliquent dans le cadre du SMIC brut pour les personnes majeures employées en France :
- 11,88 EUR – taux horaire minimum,
- 1 801,80 EUR – salaire minimum mensuel,
- 21 621,60 EUR – salaire minimum annuel.
Les montants indiqués ci-dessus sont des montants bruts, c’est-à-dire avant l’application des retenues obligatoires au titre de la sécurité sociale et de la taxe sur les salaires.
Il convient de noter ici que des taux différents s’appliquent aux salariés embauchés à Mayotte. Compte tenu de la situation économique locale, ces montants sont inférieurs et s’élèvent en 2025 à :
- 8,98 EUR brut par heure,
- 1 361,97 EUR brut par mois,
- 16 343,60 EUR brut par an.
En revanche, les travailleurs mineurs ayant moins de 6 mois d’expérience professionnelle bénéficient d’un SMIC minoré, dépendant de leur âge. Il s’agit du salaire constituant 90 % du SMIC, c’est-à-dire 10,70 EUR brut par heure en 2025 – pour les personnes âgées de 17 ans, et 80 % du SMIC, c.-à-d. 9,51 EUR brut par heure en 2025 – pour les employés âgés de 16 ans et moins.
En plus, les apprentis constituent un cas particulier, car ils bénéficient d’une grille salariale distincte qui tient compte de leur âge et de l’année d’application du contrat d’apprentissage. Les montants qui leur sont dus constituent un pourcentage du SMIC brut determiné par la loi. Par exemple : les personnes âgées de 18 à 20 ans en première année d’apprentissage ont droit à 43 % du salaire minimum national (environ 774,77 EUR par mois), et en troisième année, la même tranche d’âge perçoit 67 % du salaire minimum brut (environ 1 207,21 EUR par mois).
3. Le SMIC et les conventions collectives
Très souvent, les conventions collectives de travail prévoient un seuil de salaire minimum, déterminé en tenant compte, entre autres, de l’expérience ou de la classification professionnelle de l’employé. La rémunération définie par ce type de documents est le salaire minimum conventionnel – SMC. Toutefois, ce n’est pas la même chose que le salaire minimum national SMIC et son montant peut varier selon le secteur d’activité.
Si une convention colletive est en vigueur dans un entreprise donnée et les travailleurs y embauchés perçoivent un SMC inférieur au SMIC, l’employeur doit également leur verser un complément de rémunération afin d’atteindre le montant du SMIC. En revanche, dans le cas où le salaire minimum conventionnel est supérieur au salaire minimum national, l’employeur est tenu de respecter la convention collective et de payer aux travailleurs la somme due conformément à ce document.
4. L’évolution du salaire minimum en France
Le SMIC fait l’object d’une revalorisation et, par conséquent, le salaire minimum français est périodiquement augmenté. En règle générale, les revalorisations interviennent automatiquement au 1er janvier de chaque année, sur la base du taux d’inflation pour les 20 % des ménages avec les revenus les plus faibles, ainsi que de la moitié de l’augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire moyen des ouvriers et des employés.
Cependant, le changement de montant susmentionné ne s’est pas produit au début de l’année 2025, car il avait eu lieu deux mois plus tôt. L’accélération de la réévaluation, intervenue le 1er novembre 2024, a été dictée par une hausse de l’inflation plus importante que les années précédentes.
En France, le salaire minimum national peut également être ajusté en cours d’année si l’indice des prix à la consommation augmente d’au moins 2 % par rapport à l’année précédente. En outre, le gouvernement peut introduire une augmentation coup de pouce à tout moment comme mesure ponctuelle face à des circonstances économiques ou sociales particulières.
5. Les sanctions pour les employeurs qui versent des salaires inférieurs au SMIC
Si un employeur ne respecte pas les dispositions relatives au taux minimal, il s’expose à une amende de 1500 EUR pour chaque travailleur ayant perçu une rémunération illégale. En revanche, en cas de récidive, des infractions suivantes sous forme de paiements inférieurs au montant du SMIC sont également sanctionnées. Indépendamment des sanctions décrites ci-dessus, l’employeur qui ne respecte pas les dispositions concernant le salaire minimum national peut être tenu de verser au salarié des dommages et intérêts, ainsi que des arriérés de rémunération, c.-à-d. un ajustement au niveau du SMIC, soit la différence entre le salaire minimum légal et le montant insuffisant perçu par le travailleur au cours d’une période donnée.
5. Les mentions légales
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