Les personnes partant aux États-Unis pour y travailler doivent obtenir un visa. Le type de visa à demander dépend du type de travail effectué par le salarié. Le visa H-2B est destiné aux personnes se rendant aux États-Unis pour y travailler en dehors du secteur agricole.
1. Le visa H-2B
Le visa H-2B permet aux salariés étrangers de travailler en dehors du secteur agricole. Il autorise l’exercice d’un travail physique. Par conséquent, il est particulièrement populaire dans des secteurs tels que l’hôtellerie, la restauration ou la construction.
Il convient de noter ici qu’il est illégal d’effectuer un travail physique sur la base d’un visa d’affaires (visa B-1) ou de celui touristique (visa B-2).
2. Le travail temporaire
La caractéristique principale du visa H-2B est la nature temporaire du travail effectué par les salariés étrangers. Le besoin de l’employeur est considéré comme temporaire dans les cas suivants :
- un cas ponctuel – il a lieu lorsque le besoin d’embaucher un travailleur est lié à un événement de courte durée qui a créé un besoin de salarié temporaire et qu’aucun employé n’a été embauché dans le passé pour effectuer ce travail et qu’aucun salarié ne sera embauché pour l’effectuer à l’avenir ;
- une demande saisonnière – le besoin d’un employé est lié à la période de l’année (par le biais d’un événement, par exemple) et a un caractère récurrent ;
- des besoins liés aux pics d’activité – cela se produit lorsque l’employeur embauche des travailleurs pour une durée indéterminée, mais doit temporairement compléter son personnel permanent en raison d’une demande saisonnière ou à court terme. Toutefois, l’emploi temporaire ne fera pas partie des activités normales de l’employeur ;
- un besoin occasionnel – cela se produit lorsque l’employeur n’embauche pas de salariés permanents ou à temps plein pour fournir des services ou effectuer un travail, mais a besoin occasionnellement ou sporadiquement de salariés temporaires pour fournir des services ou travailler pendant de courtes périodes.
3. L’obtention d’un visa
Un travailleur qui veut recevoir un visa H-2B doit être soutenu par un employeur américain. En effet, l’employeur américain doit obtenir en certificat de travail temporaire auprès du Département du Travail des États-Unis (DOL – United States Department of Labor). Ce document confirme qu’il n’y a pas suffisament de salariés qualifiés et disposés à occuper les postes vacants aux États-Unis. Il en résulte également que l’emploi de travailleurs étrangers n’aura pas d’impact négatif sur les salaires et les conditions d’emploi des travailleurs américains occupant des postes similaires.
Après avoir reçu le certificat de travail temporaire, l’employeur soumet le formulaire I-129 à l’Office de l’immigration – USCIS (United States Citizenship and Immigration Services). Ce document contient une demande d’autorisation d’employer un travailleur étranger sur la base d’un visa H-2B.
Ce n’est qu’après l’approbation du formulaire I-129 que le travailleur peut déposer une demande de visa auprès de l’ambassade ou du consulat américain de son pays. L’une des étapes de cette procédure consiste à mener un entretien avec le candidat.
4. La période pour laquelle le visa H-2B est accordé
Le visa H-2B est accordé pour une durée déterminée. La période de séjour maximale aux États-Unis sur la base de cette visa ne peut pas dépasser 3 ans. Après 3 ans, le travailleur doit quitter les États-Unis et rester hors de ce pays pendant une période ininterrompue d’au moins 60 jours. À l’expiration du délai en question, le salarié deviendra à nouveau éligible pour obtenir un visa H-2B pour une durée maximale de 3 ans.
Les courts voyages aux États-Unis à des fins professionnelles ou récréatives pendant le séjour requis à l’étranger ne sont pas considérés comme interrompant cette période, mais ils ne sont pas non plus pris en compte dans le calcul du minimum requis de 60 jours passés à l’étranger.
5. Les mentions légales
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